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Dans ce premier album d'une longue série, c'est l'enthousiasme de tous les instants qui marque.
Pour le meilleur mais souvent pour le pire, Achille
Talon fourmille d'idées en tout genre et ne renonce
jamais ! S'il y a une constante récurrente dans tout l'album, c'est la fierté omniprésente et déplacée d'Achille. Tout est affaire d'honneur, et pas question d'abandonner en chemin pour perdre la face ! Il va même jusqu'à se priver d'électricité ou gâcher un tailleur sur mesure pour ne pas gêner son ego.
Quand il s'agit d'une question d'honneur, Achille est d'ailleurs souvent prêt à gaspiller des sommes phénoménales chez
Vincent Poursan, pour des babioles. C'est surtout le cas pour ses disputes avec
Lefuneste,
jamais très variées mais toujours renouvelées, lieux
d'une exacerbation colérique rapide ! Son joyeux voisin,
jamais mal intentionné au départ, trouve toujours le mot
juste pour l'énerver dès qu'un désaccord se présente. Il
est même maître dans l'art de la moquerie. Peut-être pas
autant que Flaubert, mais son art de la métaphore et de
la formule appropriée sont toujours frappant. Achille en
vient même à enjamber la haie mitoyenne pour pousser un cri qui résume à lui seul toute sa vision pacifique des relations de voisinage: Taïaut ! |
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